Attention pépite! Jessica Litaud est de ses femmes pour lesquelles le chemin est aussi important que le but. Faisons un bout de route ensemble.
terrienne avant tout
Nous l’avions rencontré lors d’une dégustation collégiale à Beaune où elle tenait le stand de l’appellation Pouilly-Fuissé. Tout en découvrant ses premiers vins nous nous étions fait la remarque que son énergie verbale se retrouvait dans ses bouteilles. Un échange de carte de visite et six mois plus tard nous nous retrouvions face à face dans la fraîcheur de sa cave.
Jessica est une personnalité directe qui vous « scanne » des pieds à la tête de son regard noisette. De nature audacieuse autant que déterminée, elle nous parlera à peine de la première partie professionnelle de sa vie où elle aura vécu dans douze pays en cinq ans. Elle s’est mis au défi de faire le métier de son père Jean-Jacques mais pas du tout de la même façon.
moins c’est plus
Installée sur cinq hectares en 2019 elle choisi de passer à seulement 2,10 hectares afin de pouvoir travailler toute seule. Elle fait partie de cette génération de producteurs qui veulent faire moins mais mieux. Une petite surface afin de tout maitriser. Du cep à la bouteille. Point.
Jessica reprend quand même 65 ares cette année et projette de créer une structure de négoce en 2023. On se sait jamais, dès fois que la nature n’irait pas de son côté…
Pourquoi ailler loin pour se former?
La future vigneronne passe un BTS en commercialisation des vins et spiritueux au CFPPA du village voisin de Davayé. Idem pour ses stages. Elle se forme aux côtés du Houellebecq du chardonnay, l’iconoclaste Jean-Marie Guffens qui exerce à portée de bouteille de chez elle.
Jessica doit bien aimer les vignerons de caractère car elle passera également entre les vignes et le tempérament jurassique d’un certain Jean-François Ganevat. On a connu de pires maîtres de stage…
Vinificatrice instinctive
Elle le dit comme pour elle-même : « chaque détail compte ». Cette jeune vigneronne suit son instinct mais aussi ses propres règles : les chardonnay sont récoltés en caissettes de 7 kg puis mis dans un camion réfrigéré en attendant un pressurage discret avant deux longs hivers de fiançailles avec le bois.
Tantôt séreuse, tantôt rieuse, Jessica ambitionne d’installer rapidement un nouveau cuvage juste à côté de sa maison. Elle s’est promis de bientôt vinifier aussi du rouge en pays de blanc. On a hâte de découvrir cela. Le rose lui va si bien.
Reportage & photographies,
GUILLAUME BAROIN
SOus la protection de la croix et le calcaire de la roche de vergisson jessica voit son avenir en grand
Millésime 2020
Récolté à la main à partir du 25 août sur cinq jours. Vous savez l’essentiel. En même temps nous n’en saurons pas plus!
VINS BLANCS
Mâcon-Vergisson « La Roche » – Coup de 
Un demi-hectare idéalement situé sur la roche de Vergisson. Le jus or clair pur évoque les blancs des années 70. Côté nez on flirte en finesse sur le calcaire broyé. Le jus est précis. La matière dense et épuré. Un expression au plus près du sol, on oublier presque que c’est du raisin. ![]()
Saint Véran « Les Pommards »
(Oui cela s’écrit avec un s à la fin!)
25 ares d’un or blanc au parfum d’amande verte et de chèvrefeuille en bouton. L’accroche en bouche est large, le jus fondant et pénétrant. Un terroir fort pour amateur de Saint Véran épais. A encaver. ![]()
Avec en moyenne 10 000 bouteilles/an vendues sur dix pays, il faut vous dépêcher de vous en procurer quelques unes avant que tout ne soit vendu.
Guillaume baroin
Pouilly-Fuissé « L’étoile du Berger »
Voici une partie du 1er cru « Maréchaude » a renoncé à être un premier cru pour montrer la direction de la cave. Un jus scintillant et équilibré que porte un fond large se « retendant » sur l’écorce d’agrumes. ![]()
Pouilly-Fuissé 1er Cru « La Maréchaude »
Un quart d’hectare pour un jus doré intense. Un Pouilly tout en boule de fruits à l’énergie calcaire rentrante qui relâche une tension saline profonde. Le genre de diamant liquide que l’on tient gracieusement dans un verre au bout des doigts. ![]()
Les vins ont été dégusté au domaine le 17 mai 2022. La production étant limitée vous trouverez ses vins chez les cavistes mais si vous passez le « scan » au domaine vous aurez peut-être une chance d’en avoir! Entre 20€ et 32€ la bouteille pour le mâcon et le Saint Véran. Autour des 40€ « La Roche »et des 55€ pour « Les Crays »
la gamme de jessica tient en cinq cuvées à l’habillage epuré mais avec une touche féminine (Photo J.LITAUD©)


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