Wine Paris lance « la vague en 6 » !


Un crieur annonce le lancement du salon 2026 façon "belle époque" : original et drôle !

Au sein du salon « La Nouvelle Vague » nous rencontrons des vignerons qui présentent leurs tout premiers courts et longs-métrages liquides. Une vinification « à la auteur »…

Les Buvologues débutent Wine Paris 2026 sous le signe de la jeunesse au rez-de-chaussée du Hall 7.1. La Nouvelle Vague est à l’affiche. Ici, le film est en rouge et blanc avec des scenarii bien différents. Les étiquettes évoquent un renouveau assumé. Sur les 6500 exposants du salon, seuls 43 nouveaux vignerons ont la possibilité de se regrouper pour s’ouvrir aux professionnels. Avec un tarif préférentiel, le mobilier du stand se veut uniforme et minimaliste. Le décor blanc est adapté aux « Cahiers du Cinéma » chers à Truffaut et Chabrol mais beaucoup moins attirant pour le visiteur.

Paradoxalement, la prise de contact est immédiate. Elle n’est pas polluée par des éléments de communication visuelle. On se sent plus proche du vigneron : un visage avec ses bouteilles, tout ce que les Buvologues aiment. Enfin, chaque comptoir est individuel. Sur le reste du salon, il n’est pas rare de voir des stands partagés afin de limiter la facture. 

L’espace de la Nouvelle Vague mériterait d’être installé au centre d’un hall.
Il faut traverser un long bâtiment garni de stands ostentatoires pour enfin remettre un pied sur terre. La sélection est éclectique et permet de voyager dans toute la France. Bien entendu, la jeunesse est aussi présente dans les autres allées du salon. Devant nous, des créations de domaines, des nouvelles générations et des reconversions : un florilège de la viticulture actuelle. Cette année, le Beaujolais et la Bourgogne se font discrets, mais nous avons pu illuminer notre dégustation de gamay et de chardonnay. C’est surtout l’occasion de bousculer des habitudes, d’ouvrir des portes sur d’autres horizons. Voici une sélection de huit bouteilles qui postulent dans la catégorie cannienne « Un certain regard »…

Reportage, dégustation & photographies,
Stéphane Débarbouillé (SD) & Guillaume Baroin (GB)

Pour être éligible au salon "La Nouvelle Vague, il faut : 
Avoir moins de 5 ans d’ancienneté /
Présenter son troisième millésime au maximum /
Ne compter qu'une seule ou deux participations.

Au domaine Séverin, le layon est un vin avant d’être un affluent de la Loire (GB)


Vin de France Agriculture Biologique
« Presque Blanc » 2024

Pablo Séverin aux vinifications est épaulé par son bras droit Pierre. Cette cuvée est le chaînon manquant entre le blanc et le rosé. Un blanc de noir né d’un assemblage de grolleau noir, cabernet franc et d’un soupçon de chenin. Une presse directe pour un nez très élégant d’agrumes. La bouche est crayeuse et particulièrement digeste. Un vin parfait pour lancer un apéritif. Une réussite issue des coteaux du Layon.
9€ au domaine / Tel. +33 02 41 78 31 45 / pablo@domaine-severin.fr 

Sézaig Anthony (pull vert), Carine Riccobono et son fils Marius font de la haute couture dans leur jardin suspendu sur les berges de la Garonne. Ils ne perdent pas le nord ! (GB)

Agriculture Biologique
Vin de France « GPS » 2024

Après 20 ans sous l’impulsion de Carine, un domaine familial reprend vie. Sézaig Anthony est à l’opérationnel. La bouteille bordelaise originelle est de rigueur au domaine. On l’avait un peu oubliée. Elle s’habille d’une étiquette contemporaine. Un mariage heureux que l’on retrouve jusque dans le verre. Un sémillon botrytisé qui délivre un nez infusé  avec des fruits rôtis. La sucrosité n’est pas envahissante et la fin de bouche pleine de vivacité. Un travail d’orfèvre. Ce vin  est à l’image du domaine : sincère.
51€ au domaine et sur www.domaindesperches.wine / Port. +33 06 11 85 37 65  / carine@domainedesperches.wine

Avec le style et l’urbanité de Thimothée, on comprend immédiatement que
les coteaux de Bray ont le vent en poupe (GB)

Domaine Duverne
Mâcon-Bray
« Marnes Bleues » 2024

Voici une appellation confidentielle mais qui commence à se réveiller à l’instar de Thimothée Duverne. Il relance le domaine familial après une longue coupure. Il peut s’appuyer sur Sébastien Boisseau qui connaît bien le finage de Bray. Fait rare dans le mâconnais, les coteaux sont exposés ouest. Un chardonnay dont la force est contrebalancée par un tapis floral. Une bouche acidulée excite les papilles. Un Mâcon pas comme les autres et une invitation à découvrir le reste de la gamme.
19€ / Port. +33 06 73 40 92 11 / domaineduverne@gmail.com

Maxime Malard, le vigneron de Lantignié nous dit « M comme un emblème… »
Vous connaissez la musique, non ?  
(GB)

Le secteur de Lantignié jouit d’une belle dynamique. Une installation imprévue que Maxime Malard signe aujourd’hui d’un M majuscule. Une conscience écologique à tous les niveaux de la viticulture jusqu’au choix des bouteilles consignées. L’ingénieur agronome repousse les curseurs. Les cuvées s’écrivent en latin, mais elles sont bien vivantes, voire vibrantes. Ce chardonnay est à la fois fruit blanc et floral. La bouche est ample. La finale se fait sur un doux amer. Les Beaujolais blancs sont plus que jamais dans notre viseur.
17€ au domaine / Port : +33 07 67 88 63 04 / lesvignesenm@gmail.com 

Retrouvez le sourire de Mathilde jusque dans ses cuvées qui regorgent de soleil ! (SD)

Direction la rive droite du Rhône.
C’est le premier millésime de Mathilde, qui prend la suite de son frère. Vinifié en cuve béton et élevé en inox, ici on chante la Provence avec un fruité intense. Grenache, cinsault et syrah délivrent un second nez d’olive et de plantes aromatiques.  Le fruit noir est écrasé et compoté. Une expression pleine d’authenticité, peut-être même encore plus que sur la rive gauche.
15€ au domaine et sur www.domainecrozegarnier.fr / Port : +33 06 78 55 86 39 / contact@domainegranier.fr

Une collection au carré chez les Palais comme François et Yann (SD)

Domaine des Palais
Côte Roannaise Agriculture Biologique
« Carré du Pieur » 2024

Les deux frères Yann et François sont désormais aux commandes. Un nouvel outil est en construction à Ambierle. Livraison prévue pour accueillir le millésime 2026. Voilà un gamay Saint Romain accrocheur. Une légère réduction s’évacue en deux tours de verre. Elle libère une expression pure autour d’un fruit acidulé. On fait le plein de fraîcheur le temps de se rendre compte que la bouteille est déjà vide. Sans oublier un rapport prix/plaisir remarquable.
9,50€ au domaine / Port : +33 06 41 37 30 73 / yann.palais42@gmail.com / Association Les Vins d’abbaye

Les vins de Rémi vous donnent juste l’envie de passer à table… (SD)

Domaine Haut Ventenac
Côte de Franc Agriculture Biologique
« L’originale » 2023

Remi Bucherie est sur la réserve. Il laisse parler ses vins qui ont des arguments. A l’aveugle, on s’imagine à la frontière du bordelais et du sud-ouest. Une cuvée 100 %  cabernet franc élevée quatorze mois avec 10 % de barriques. Un  vrai « pétard » entre cerise noire et framboise. La bouche est soyeuse et fait le plein d’épices. Gare aux magrets de canard et autres pigeons !
22€ au domaine / Port. 06 71 03 48 07 / vignoblesbc@gmail.com

L’Ariège s’apprête à dégainer ses cidres avec Jonathan…
Notre Gayouth ne plaisante jamais avec le dégorgement ! (SD)

Cidrerie Gayouth
Cidre « Castera » 2024

Gayouth : voilà un  nom qui respire l’Ariège ! Un « petit garçon » en patois. Jonathan Deslandes n’a pourtant pas besoin d’échelle pour cueillir ses 20 variétés de pommes, toutes autochtones. Il est œnologue et bascule du raisin vers la pomme.  Elevé six mois sur lattes avant dégorgement, on respire la pomme fraîche et les fleurs. La bouche est ample. Le gras s’équilibre avec une structure droite. Avec ses fines bulles, ce cidre est idéal pour accompagner une tome de brebis voire une cuisine d’épices douces.
12€ au domaine / Port. +33 06 08 64 88 15 / jonathan@cidrerie-gayouth.com /  www.cidrerie-gayouth.com

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2 Comments

  1. hello world

    hello world

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