Verticale de Montrachet au domaine Jacques Prieur, ou comment tutoyer les étoiles!


Alignées comme à la parade ces Montrachet finiront toutes à l'horizontal...

Commencer la semaine avec une dégustation de 12 millésimes de grand cru ? Une proposition alléchante difficile à refuser pour une Buvologue comme Elisabeth.

nouvelle cuverie

Afin de célébrer l’achèvement des travaux de sa nouvelle cuverie, le domaine Jacques Prieur, installé à Meursault, a convié quelques professionnels sommeliers et journalistes pour une dégustation d’exception. Construite dans le prolongement de l’existante, avec un objectif impact carbone zéro d’ici 2035, Edouard Labruyère, propriétaire, a mis les petits plats dans les grands.

nadine gublin et édouard labruyère (photo ©djp)

de 2020 à 1999

« La dernière dégustation de ce type avait eu lieu en 2009 » soulignait amusée Nadine Gublin. L’œnologue volubile et figure emblématique du domaine était aussi enjouée que les convives à l’idée de goûter douze millésimes de la star des grands crus blancs de la Côte de Beaune.

nadine gublin, l’oenologue construit l’identité vineuse du domaine jacques prieur depuis 1990

cinq majeur

Avant de vous dévoiler les cinq vins qui nous ont le plus marqué, il faut saluer la qualité de tous les millésimes dégustés et la caractéristique numéro un du Montrachet, à savoir sa constance. Année plus ou moins ensoleillée, pluvieuse, chaude… Vendange précoce ou tardive… Le terroir et sa force prennent toujours le dessus.

la lumière du montrachet brille comme une étoile sur la table

Première belle surprise

2018, marquée par une faible pluviométrie, un ensoleillement exceptionnel et des températures supérieures aux normales de 2 degrés. Beaucoup de finesse au nez, tandis que la bouche est marquée par une belle minéralité et une grande longueur. 
On ne s’étonnera pas de retrouver ici le millésime 2015. Un ensoleillement exceptionnel qui a donné naissance à un Montrachet dans un style généreux, au nez riche et épicé. La bouche est cohérence, avec beaucoup d’ampleur « On a moins de liquide et plus de matière sèche, ce qui amplifie le côté phénolique du vin », commente Nadine Gublin. 

« Le Montrachet possède la résilience des grands climats (…) Comme pour l’ensemble de nos vignes, il faut prendre le temps d’observer, regarder et comprendre »

Nadine Gublin, oenologue du Domaine Jacques Prieur

années paires et impaires

Coup de Coup de Coeurde la dégustation, 2014 et sa superbe fraicheur au nez accompagnée de notes de citron confit. En bouche nous retenons e caractère salin du vin, avec une matière mûre portée par une grande tension. La bouche est tonique, énergique et racée. L’année avait pourtant été compliquée avec beaucoup d’humidité et des températures fraîches en juillet et en août. Mentions spéciales enfin pour 2006, étonnant de fraîcheur, aux notes iodées et à la bouche dense et puissante. Tandis que 1999 est un modèle de raffinement, alliant structure et élégance.

Si vous avez la chance d’avoir du Montrachet du domaine, vous savez quoi ouvrir cette année!

Reportage & photographies,
Elisabeth Ponavoy
Logo les Buvologues

MEMO :J. Prieur exploite 58,63 ares dans le climat, côté Chassagne. Exposée est /sud-est et plantée de vignes âgées d’une quarantaine d’années, la parcelle, dans la pente, est caractérisée par un sol mince et caillouteux, où affleurent les marnes blanches.
Le Montrachet est le vin blanc du domaine qui bénéficie de l’élevage le plus long, dans des fûts de 228 litres, dont la moitié de bois neuf. Aujourd’hui, le millésime 2022 n’est pas encore en bouteilles. 


6, rue des Santenots
21190 MEURSAULT

(+33) 3 80 21 23 85
www.prieur.com

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