« Haut les Mains! », un salon de « vins natures » dans la nature!


Dans le cadre bucolique de la vallée de l'Ouche les visiteurs étaient nombreux à déambuler entre les stands de la grange et les extérieurs

Le 23 juillet se tenait la seconde édition du salon de vins naturels au château de Lusigny (21). Les Buvologues y sont allés faire un tour…

« C’est un trou de verdure… »

Se rendre dans la vallée de l’Ouche c’est quitter les collines vineuses de la côte viticole. Se glisser dans un bain de verdure qui s’étale le long d’un sillon d’eau. Le soleil est juste ce qu’il faut de la partie en ce dimanche matin. Après avoir payé notre écot (15€) qui correspond largement à un verre de dégustation décoré (sic), nous baguenaudons avec Nicolas, un de nos fidèles abonné (lire « Double dégustation » : Nicolas sous les Charmes des Morgon de Jean-Marc Burgaud).

tête d’affiche

Les panneaux d’indication sont plus ou moins bien affichés.
Alors nous commençons « au feeling ». Des vins roumains pour des saveurs plus étranges qu’étrangères. Nous passons la gamme en revue. Pas de coup de coeur. Puis un anglais qui fait du vin avec des raisins de France mais vit à Paris. Il revendique les cépages. Le Riesling se tient mais pas son prix… digne de grands crus alsaciens renommés. Nous nous décidons à visiter les domaines que nous connaissons déjà. Histoire de caler nos repères dans cette faune d’une quarantaine d’exposants.

D’excellentes pizzas CONCOCTÉES sous vos yeux accompagnent votre verre

Foule pas sentimentale

A 11H il y a déjà foule dans la grange. On se presse sans se bousculer. Mais avec le brouhaha des conversations les conditions de dégustation sont loin d’être idéales…
Repli en extérieur.
On respire. Les parfums des vins mais aussi la bonne odeur émanant du four à pizza. Pause repas à l’ombre des arbres du parc. Nous croisons des lecteurs, un confrère et ami venu de Paris… Et plus surprenant, des vignerons bourguignons venus déguster les vins de leurs collègues.

dès l’entrée le son « Wine floor » vous mets dans l’ambiance

« Bobo Hic »

L’ambiance est clairement « bobo chic » avec de nombreux visiteurs parisiens, suisses, belges et luxembourgeois. Certains finiront d’ailleurs un peu « fatigués ». On peut acheter du vin sur ce salon mais la carte bancaire n’a pas l’air de passer… Par contre la musique du DJ de campagne apporte un plus à l’ambiance « Wine floor ».
Comme tous salon de vins, le côté sympa reste la partie imprévue. Les petites pépites et les néo-vignerons.
Ils sont au nombre de cinq. Cinq rouges. Et validés par le lecteur Nicolas.
Vous pouvez y aller les yeux fermés… et la bouche ouverte.

Reportage & photographies,
Guillaume Baroin
Logo les Buvologues

Pour les découvertes
prenez l’escalator!

c’est qui ce barbu? c’est écrit dessus, comme le Port-Salut pardi !
Bourgogne « Montre-cul » 2022 – Romain Chapuis Agriculture Biologique

On ne dirait pas comme ça à le voir, hirsute et souriant, mais Romain Chapuis a des doigts de fées. Sur 65 ares de cette vigne, 42 sont consacrés au pinot. C’est déjà gros, vu qu’il exploite 4,5 hectares avec son frère. Ce second millésime au rouge dense délivre un nez « pimpé » et pulpé. La densité du terroir apparait en frontal. La finesse des baies roses clos la bouche. Quantité limitée. Port. 06.89.56.05.12. / r.chapuis@chapuisfreres.fr

Carole ruffenach et julien altaber sourient, ils ont du saint aubin dans les mains
Saint Aubin « Le Ban » 2022 – Domaine Derain Agriculture Biologique

Coucou les revoilou! Depuis une certaine pandémie nous les avions perdu de vue. Toujours aussi réguliers. Et « naturels » dans le bon sens du terme. Mi sen bouteille mi juin le vin se présente charnu et véloce en fruits rouges. Concentré en tannins il développe un fruité soyeux dont en s’enveloppera cet hiver au coin du feu. Prix sur demande au domaine : 03.80.21.35.49.

Andrew nielsen grapille ses raisins dans toutes les appellations qu’il aime!
Beaujolais-Villages 2021 – Le Grappin Agriculture Biologique

Quand Andrew vous mets la main dessus (ou plutôt Le grappin) c’est dur de s’extirpera de la mêlée avant d’avoir tout gouté. Nous craquons pour ce gamay né sur les terroir des « caisses » à Lancié. Ni filtré, ni-collé mais croquant et fruité comme une cerise griotte. Digeste en diable, il sera votre compagnon d’apéro et de cochonnaille. 35€ mais uniquement en Magnum Port. 07.83.21.32.58. / salut@legrappin.com

Naïma et David didon, un duo prometteur (et julien ALtaber qui glisse sa quille dans leur dos, le vilain!)
Bourgogne 2022

Ancien salarié au château de Puligny, David Didon commence son aventure en solitaire en 2017. Aujourd’hui il travaille sur 3 hectares à Chassey-Le-Camp (la vallée derrière Bouzeron) et en achète autant en raisins. Son épouse travaille à coté mais l’aide autant que possible. Le rouge pulpé de son jus se dévoile tendre, comme habité de tannin crémeux. Un vin plaisir bourré de vie mais qui peut vieillir encore deux années tranquille. Cavistes sur internet et domainedidon@gmail.com

qu’on se le dise, oronce de beler ne vient pas de sortir de prison !
« Mousse de Gamay » – La Maison Romane

Chef de publicité, Oronce de Beler lâche la Revue du Vin de France en 2004 pour produire du vin à Vosne-Romanée. Challenge réussi. Il élève aussi des cochons rustiques. Et maintenant il fait de la bière. Il brasse « après ébullition » le gamay avec le houblon (6,5%). Puis l’élève 9 mois en fûts et en foudres. Celle-ci claque! Elle fait une bise de levain au gamay traçant sur la langue l’acidulé de la framboise. Un nouvel univers dans l’univers du vin. 16€ chez nos amis cavistes

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