Chaque samedi, Les Buvologues vous proposent de découvrir les origines d’expressions du langage courant qui nous viennent de la cuisine. Et cela ne manque pas de sel…
ne pas oublier la mère..
D’abord « vin aigre », le vinaigre n’est pas un répulsif pour les mouches ! Mais il est issu des bouteilles de vin mal bouchées, d’où l’expression tourner vinaigre, qui traduit une corruption.
Utilisé comme calmant gastrique à la période antique, il est l’ami des Romains qui buvaient parfois de l’eau vinaigrée. Et au XIV ème siècle, les saveurs acides ont la cote ! On suppose qu’elles « ouvrent les conduits du corps à l’aliment digéré », tel un Destop naturel. Le verjus, à base de raisin pas mûr et verlan de jus vert, est très prisé pour ses vertus médicinales et souvent associé aux épices. Les » aigrins », ces végétaux acides tels que la pomme et l’oignon, font partie de la même famille que vinaigre et agrumes, formés sur acrumen, « aigre » en latin.
Droit dans le buffet
Les agrumes viendront tardivement acidifier les plats : jusqu’au XIX ème siècle, ils sont un produit de luxe ! En attendant, le vinaigre vendu par la corporation des buffetiers – buffet étant le nom ancien du vinaigre, fait des merveilles, comme l’écrit Louis-Sébastien Mercier au XVII ème siècle : ‘L’un des vinaigres inventés par le sieur Maille avait le mérite de transformer en ingénues les femmes les plus mariées. »
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