Ce samedi 10 janvier se tenait dans la salle polyvalente du lycée de Fontaines (71) le 131ème concours des vins de la côte chalonnaise et du couchois. Nous y étions.
Une longue histoire…
Dans le calendrier des manifestations viticoles cette date est forte depuis plus de treize décennies. Bien plus ancien que celui de Mâcon (crée en 1964) qui reste la référence des concours nationaux, il y a celle du concours des vins de l’Union Agricole et Viticole (UAV). C’est d’ailleurs le nouveau directeur du comité des salons et concours de Mâcon, Charles Lamboley, qui préside cette édition.
Chaque second samedi de janvier le concours de l’UAV lance l’année civile. En 2026, le nombre de dégustateurs est stable et de nouveaux et jeunes visages apparaissent. Nous regrettons toutefois, pour la diversité des papilles et la qualité des échanges que les dégustatrices ne représentent à peine 20% des jurés.
Charles, Lamboley, directeur du comité des salons et concours de Mâcon et président de cette édition 2026 est avant tout un dégustateur confirmé.
petite récolte égale petite participation
Avec 426 échantillons contre 411 en 2025, c’est une participation stable pour ce concours qui à compté jusqu’à 1114 échantillons en 2001 ! A part en 2015 et 2016 le nombre de cuvées n’a fait que baisser. Relancé avec 492 échantillons en 2024 après trois années d’arrêt dues à la pandémie, la baisse s’est arrêtée. La principale raison de cette baisse d’échantillons se trouve dans une récolte 2025 faible en volume bien que très qualitative. Nous en avons eu la preuve en tant que jury au Super Jury « Bourgogne Blanc 2025 ». Le niveau était très bon.
Comme en 2025 la question se pose : pourquoi participer quand on a rien à vendre ou que l’on sait que toute la production va être vendue rapidement ?
Selon nous le problème vient plus de la forme que du fond.
Car si le producteur paie pour déposer chaque échantillon, le montant (10€/Bt) est bien plus bas que les concours nationaux. Alors pourquoi si peu d’échantillons présentés alors que le prix n’est pas un frein?
Le gymnase du lycée de Fontaines accueille des dégustateurs qui aimerait cracher
tout en étant assis…
Une autre manière de faire
Il faudrait peut-être s’inspirer des « marchés aux vins » du Rhône nord comme celui de Chavanay (42) ou d’Ampuis (69). Il y a un concours de dégustation le samedi matin, un banquet ensuite et des personnalités pour faire venir la foule et remettre coupes et médailles. Quatre jours durant les producteurs sont présents pour faire déguster et vendre leur production au sein d’un marché ou l’on peut aussi se restaurer. Cela marche si bien que nombre de vignerons ouvrent leurs caveaux en plus d’être présents sur le marché. Dans une nouvelle formule de l’UAV la dégustation/vente pourrait commencer sur une après-midi ou deux jours pour tester le modèle.
Enfin, une communication globale incluant les réseaux sociaux apporterait aussi un vent de jeunesse à ce concours historique. Il est temps de mettre du lien entre les générations. Et de ramener la jeunesse vers une consommation responsable et culturelle du vin.
Les sponsors eut aussi donnent moins de coupes qu’habituellement
Un soutien venu du sud
La possibilité la plus pérenne serait une reprise du concours UAV par le comité des salons et concours de Mâcon. Avec l’énergie et le réseau de son nouveau directeur, ses permanents, il pourrait apporter son professionnalisme tout en conservant un ancrage local avec un appui des bénévoles du lycée de Fontaines. Les viticulteurs du chalonnais et du couchois donneraient alors une nouvelle visibilité à ce concours. Le rendant encore plus historique...
Reportage & photographies,
Guillaume Baroin

La « salle » des super-jurys n’est pas à l’écart du brouhaha du gymnase.
Et son panneau sert de porte-manteaux..




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